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Faune et flore du canal du Midi

Faune et Flore

La faune du canal

Plusieurs espèces de poissons comme les brèmes s'y reproduisent, mais aussi des espèces comme les carnassiers qui viennent des rivières alimentant le canal. Des mollusques comme des anodontes, sorte de moules d'eau douce, ou des corbicules, sortes de coques d'eau douce, sont aussi présents dans les eaux du canal. Des ragondins et des rats musqués aiment également creuser des terriers dans les berges. Enfin, de nombreuses espèces animales viennent boire l'eau du canal. Quelquefois des sangliers le traversent !

Et bien sûr, les canards, que l'on peut croiser d'un bout à l'autre du canal !

 

Les arbres du canal

Rien n’est dit sur les plantations dans l'édit de construction.

Lors de l'inauguration du canal, les berges et remblais (les “terriers” ou francs-bords) n’étaient pas plantés.

Mais, très vite, les riverains se réapproprient les franc-bords dont ils ont été spoliés et qui font désormais partie de la seigneurie. D’autres prennent la terre pour l’amener dans leurs champs.

Dès 1694, des états de projets (budgétés) mentionnent des plantations d’arbrisseaux, de saules et de peupliers après le chemin de halage.

Mais les plantations suivent très lentement, car la mise en culture du franc-bord fournit des recettes plus immédiates. En effet, les taxes levées sur la navigation servent à l’entretien du canal, par conséquent le seigneur cherche à tirer profit de sa seigneurie grâce à d’autres ressources : les terriers vont être le plus souvent loués aux agriculteurs.

En réalité, dès le départ, deux motivations coexistent qui vont dans le sens d’une mise en valeur :

 - Une vision commerciale : les propriétaires du fief attendent du canal qu’il rapporte.

 - Une vision paysagère : il s’agit, dans une période où la situation de la France est difficile (à partir de la fin du siècle), de montrer aux voyageurs qui empruntent le canal la prospérité du royaume : les arbres contribuent à l’embellissement et de part et d’autre du canal, les voyageurs découvrent pâturages et troupeaux…

Cependant, les héritiers sont redevables devant le roi de la bonne administration. De telle sorte qu’en 1723 la veuve de Jean-Mathias (fils aîné de P.P. Riquet) donne l’ordre de cesser les cultures sur le franc-bord, car le canal est très ensablé ; des régiments entiers sont envoyés pour curer le canal. On commence donc à planter : le choix des essences varie selon les époques, en fonction de motivations exclusivement économiques (bois de construction, mûriers pour la sériciculture…)

Avec la Révolution, les pépinières sont abandonnées.

L’introduction massive du platane date du 1er quart du XIXe siècle. Une grande campagne de replantation commence en 1860 (et surtout 1880-1890) alors que le canal est la propriété de la Compagnie des Chemins de fer du Midi, car les arbres arrivés à maturité sont abattus et vendus. C’est le moment où les platanes sont plantés autour de Capestang. Depuis que le canal est devenu domaine public à la fin du XIXe siècle, la gestion des arbres est de moins en moins orientée vers la productivité : l’esthétique se substitue à l’utilitaire. On trouve aussi des pins, des cyprès.Aujourd’hui, ce patrimoine est menacé par le chancre coloré qui entraîne des abattages massifs.

 

Et demain, un canal différent ?

Le paysage du Canal du Midi est un paysage en constante mutation, d’hier à aujourd’hui il témoigne d’une adaptation de l’homme face à aux multiples évolutions.

Le canal est un élément du paysage, mais il n’en constitue pas l’essentiel. Une autre vision sur d’autres paysages : de l’étang de Thau aux plaines du Lauragais en passant par les plages de la Méditerranée et la beauté sauvage du grand bief, le Canal du Midi sillonne 240 km durant d’extraordinaires paysages. Témoignages d’un riche passé et d’un présent en perpétuel mouvement.

 

Prendre le temps…

Le rythme du canal est propice à la détente, il invite à prendre le temps de la découverte : paysages, architectures, histoire, productions agricoles et hommes !

 

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