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Les barques de patron

les barques de patrons

Les bateaux du canal

Le canal est prioritairement destiné au transport des marchandises mais, dès le début, il est aussi considéré comme une alternative aux transports terrestres pour les voyageurs : les routes sont dangereuses et les diligences inconfortables, alors que le canal apporte la sécurité et un relatif confort.

Des barques propres au canal appelées barques de patron ou barques du canal sont affectées au transport des marchandises.

Ces bateaux pontés (ce qui oblige à les charger et décharger par une trappe très étroite aménagée en leur centre, ce qui n’est guère pratique), qui ont à l’origine une longueur réglementée de 19 mètres (et atteindront 29 mètres au XIXe) sont halés par des chevaux ou des hommes. En 1778, on en compte jusqu'à 250. Le tonnage des navires augmente au cours des siècles, passant de 60 tonnes à l'origine jusqu'à 120 tonnes au début du XIXe siècle.

Ces barques connaîtront la motorisation au XIXe, siècle mais jamais la construction métallique, d’où l’appellation de sapines (ou sapinettes) pour ces embarcations en bois de sapin.

Le gabarit d’origine du canal était ambitieux pour l’époque (même si les ambitions avaient été réduites par rapport au projet d’origine qui envisageait le passage de bateaux de guerre) puisqu’il prévoyait le passage d’embarcations pouvant atteindre jusqu’à 30 m, longueur maximale conditionnée par la taille des écluses. En 1903, les crédits furent votés pour la mise au gabarit Freycinet (38,50 m => 250 à 300 tonnes), mais le projet est gelé jusqu’au début des années 1970. Et, au milieu des années 1970 arrive la crise : on abandonne les travaux qui sont arrivés depuis Toulouse jusqu’à Aigues-Vives (dans l'Aude), et depuis la mer jusqu’à Béziers, de telle sorte que 124 km entre Aigues-Vives et Argens sont encore aujourd’hui au gabarit Riquet.

En 1914, le canal compte encore 126 bateaux de patrons, 70 bateaux d'armateurs et de compagnie, 300 chevaux et 75 mulets.

Dans les années 1930, les barques à moteur ont complètement remplacé la traction animale.

Elles relancent en partie le trafic marchand sur le canal.

La batellerie commerciale et marchande disparaît définitivement en 1979.

L'année 1856 fut l'année record pour l'activité marchande avec plus de 110 millions de tonnes de marchandises et près de 100 000 passagers transportés.

Aujourd’hui, la plupart de ces bateaux se sont adaptés à la nouvelle économie du canal du Midi : le tourisme. Ils ont été transformés en péniches hôtels ou en chambres d’hôtes et accueillent des touristes, ou des enfants en classe verte ou classe découvertes.

 

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